vendredi 24 juin 2011

Trinquons Québec!

En ce jour de fête du Québec pourquoi ne pas boire le Québec? Le sourire aux lèvres, en bonne compagnie et avec un verre bien rempli, c’est toujours une promesse d’un bon moment.

Nous avons un choix absolument incroyable avec près de 450 bières locales provenant de près de 75 différentes microbrasseries différentes d’un peu partout dans la province. Il y a définitivement de quoi plaire à tout le monde! Des brunes, des noires, des amers, des fruités, des rousses, des lagers, des pilsners, des fortes, des mélangés…
 
Elles sont parfois difficiles à trouver, mais en valent grandement la peine. Regardez dans votre coin, vous trouverez certainement une boutique, un dépanneur ou une épicerie qui tient une grande sélection de bières de microbrasseries et lancez-vous à leurs découvertes! Elles représentent présentement 7,5 % des ventes au Québec et ce chiffre est en bonne progression. C’est la preuve que quand les bières sont bonnes, on en achète! De plus en plus de commerçants proposent aussi des suggestions de pairages de bières avec des saucisses, des charcuteries ou des fromages, une formule très intéressante pour les BBQ et réceptions d’été.

Si vous êtes dans la région de Vaudreuil-Soulanges l’incontournable c’est le Dépanneur Le Gobelet sur la rue Valois à Vaudreuil, la caverne d’Ali Baba des bières et des saucisses! Il est aussi toujours intéressant de visiter les brasseries, plusieurs sont des restaurants/brasseries comme Les 3 brasseurs à Montréal. Dans le coin, il est possible de visiter la brasserie Schoune à Ste-Polycarpe et la brasserie Beau’s à Vankleek Hill, c’est en Ontario, mais à 2 minutes de la frontière du Québec alors ça ne compte pas ;-)

Il n’y a pas que la bière, il y a aussi un breuvage typique que nos ancêtres européens, surtout les Anglais, Irlandais et les Normands, consommaient régulièrement… non ce n’est pas le vin, quoi que nous faisons maintenant aussi de bons vins au Québec, mais nous y reviendrons une autre fois. Je parle ici du cidre. S’il est un produit que l’on cultive en bonne quantité par chez nous c’est bien la pomme, et ce depuis le XVIIe siècle et pourtant la consommation du cidre demeure marginale. Le cidre a déjà été très populaire dans les années 1800, mais après la prohibition des années 1900, quand on a redonné sa légalité aux alcools et bières, le cidre a été oublié dans la liste et est demeuré illégal jusque dans les années 70, ce qui l’a fait disparaître de nos traditions.

Anecdote intéressante, le mot latin pour la pomme est Malus qui signifie aussi mauvais ou mal… Le fruit défendu a une histoire entremêlée de mythes et croyances plutôt sombres, probablement issue d’une invention de l’Église qui voulait garder ses fidèles à l’écart de la boisson de pomme alcoolisée alors associée à la débauche.

Dans les dernières années, on a beaucoup parlé du cidre de glace, nous en sommes les spécialistes d’à travers le monde, mais avouons que c’est un produit de luxe et moins polyvalent étant donné son taux de sucre très élevé. Il y a aussi les moins connus cidre tranquille et cidre effervescent. Ceux-ci sont particulièrement intéressants pour l’été puisqu’ils sont peu sucrés, très rafraichissants et peuvent servir de base à plusieurs cocktails.

De plus en plus de vergers se lancent dans la production de cidre alors l’offre devient très intéressante. On retrouve maintenant plusieurs choix en épicerie. Dans les grandes chaînes, vous trouverez en petit format comme la bière, La Mystique et la Beaupré et en grand format des crémants et moûts de pomme légèrement alcoolisés ou non alcoolisés. Ils sont habituellement dans le rayon des fruits et légumes ou avec les bières. Tous aussi rafraichissants que pétillants, ils deviendront vite un must sur votre terrasse! 



Vous trouverez aussi une sélection fort intéressante en SAQ avec des cidres tranquilles plus secs et sans bulle, parfait avec les fromages ou comme apéro seul bien frais ou en kir normand en y ajoutant une goutte de citron et un peu de crème de cassis de l’Île d’Orléans. Pour les occasions spéciales, le cidre effervescent qui imite le champagne est une option intéressante au  goût léger et qui ne vous coûtera pas une fortune.

Les cidres tranquilles et effervescents du Québec se vendent entre 3 $ et 17 $ la bouteille, une autre bonne raison de lever son verre!

Quelques recettes de cocktails pour votre terrasse :

Martini pomme d’ici (au shaker)
  • 1 1/2 oz de vodka
  •  3 oz de cidre de pomme
  • 1/2 oz de sirop d'érable
  • ½ oz de jus de citron

Le Ciderific
  •  3 oz de cidre tranquille
  • 1 oz de rhum brun

Le Bull’s Eye
  • 2 oz de cidre tranquille
  • 1 oz de brandy
  • 3 oz de Ginger Ale

Le Pomme Cannelle
  • 5 oz de cidre pétillant
  • 1 oz de Goldschlager

Le Goblin Vert
  • 4 oz de cidre pétillant
  • 4 oz de bière blonde style Lager
  • 1 oz de Curacao bleu


Je vous lève mon verre! Bonne exploration liquide et bonne semaine gourmande!


vendredi 10 juin 2011

Aspergez-moi de bonheur!!!

Je sais, je vous ai déjà fait l’éloge de l’asperge l’an passé, mais ce n’était pas assez! J’ai oublié, et je m’en excuse, de vous parler de l’asperge croquante. On connaît tous l’asperge bouillie, à la vapeur, poêlée et grillée, mais qu’en est-il de l’asperge crue ou blanchie? Peu de gens savent qu’elle se consomme crue et pourtant elle a un croquant fort intéressant pour nos salades et trempettes en plus d’un goût plus délicat qui séduira peut-être ceux qui étaient moins fans...

Pour conserver vos asperges bien vertes et fermes, mettez-les au vertical dans un plat avec un peu d’eau au fond ou envelopper le bas dans un essuie-tout mouillé et envelopper dans le plastique avant de les mettre au frigo. Si vous les achetez au marché, bien fraiches, elles se conserveront ainsi jusqu’à deux semaines. Si vous voulez vous faire des réserves pour les mois à venir, parce que malheureusement la saison de l’asperge est courte, la meilleure option pour préserver la saveur est de les plonger dans l’eau bouillante pour 2-3 minutes, les sécher et les congeler.  Vous alors pourrez vous payer une gâterie du printemps en plein hiver en les ajoutant à vos plats, directement du congélateur.

Il existe un débat sur l’asperge : la casser, la couper ou la peler??? Certains disent qu’on devrait la casser là où elle se rompt naturellement, d’autre qu’il faut couper le bout de 1 pouce et peler à l’économe les derniers 3 pouces… quoi faire? Quand on parle de belles grosses asperges du Québec en saison et bien fraiches, elles sont généralement très tendres et peu fibreuses alors il n’est pas nécessaire de les peler. Personnellement, je les casse une à une, je les nettoie et je les mange, ce n’est pas plus compliqué que ça. Par contre, si elles ne sont pas les plus fraîches, si elles viennent de loin ou si vous avez un événement le petit doigt en l’air avec des membres de la royauté invités, pelez-les donc. Pour ce qui est du mythe de la grosseur, c’est partagé, mais moi je dis qu’en ce qui concerne les asperges du Québec,  plus c’est gros c’est bon! ;-)

Avec le temps chaud des derniers jours j’ai mis à l’essai plusieurs salades et une en particulier m’a charmée,  simple, fraîche et délicieuse. Merci à la célébrité-chef Giada De Laurentiis de qui j’ai volé la recette que j’ai à peine modifiée au passage.

Salade d’asperges et zucchinis
(4 à 6 portions)
  • 2 moyens/gros zucchinis verts ou jaunes en rubans (passez-les sur le long sur la mandoline ou faites en des tranches très minces avec un économe)
  • 2 bottes d’asperges nettoyées et coupées sur le biais en fines tranches
  • Quelques très fines tranches d’oignon doux
  • ¼ tasse d’huile d’olive
  • 2 c. à soupe jus de citron
  • ½ c. à thé de zeste de citron
  • Sel et poivre
  • ¼ tasse de fromage romano en copeaux ou votre fromage ferme préféré (vous pourriez aussi accompagner votre salade d’un crouton au fromage de chèvre crémeux, miam miam!)

Mettez 4 tasses d’eau salée à chauffer, quand l’eau bout, plongez-y les asperges pour 1 minute, drainez et mettez-les dans l’eau froide pour arrêter la cuisson. Égouttez-les bien et ajoutez-les aux zucchinis et aux oignons. Mélangez ensemble l’huile, le jus et le zeste de citron avec le sel et le poivre et incorporer à la salade. Garnissez des copeaux de fromage et voilà! Une bonne salade de printemps bien vibrante et fraîche qui fera un très bon lunch ou un accompagnement santé pour vos grillades. La nature a si bon goût!

Bon régal printanier et bonne semaine!

jeudi 2 juin 2011

L’autre visage de la roquette…


L’été à nos portes, plusieurs herbes, salades et verdures sont de retour sur les étals. Une en particulier, assez rustique, est là depuis quelques semaines : la roquette. Aussi appelé arugula c’est une verdure qui est dans la même famille que le chou, le brocoli et le radis, celle des crucifères. Au-delà du fait que comme toute verdure elle est remplie de nutriments, elle a un goût très prononcé, bien en marge de nos feuilles de laitue habituelles, elle est aussi plus polyvalente puisqu’elle se mange aussi bien cuite que crue. Un aliment à découvrir ou redécouvrir.


Ayant une histoire particulière, l’arugula a longtemps été écartée de nos assiettes. Peut-être est-ce parce qu’au Moyen-Âge l’église en avait interdit la culture en Europe, on croyait alors que la plante était aphrodisiaque, ce qui n’a d’ailleurs jamais été réfuté par la science. Ses feuilles sont depuis une dizaine d’années beaucoup plus consommées dans les mescluns et dans certaines parties du monde ses graines sont utilisées dans la préparation de moutardes ou pour faire de l’huile.

Le goût noisetté et légèrement poivré de la roquette la rend très intéressante, crue elle se marie bien avec les vinaigrettes fruitées à la framboise ou aux agrumes et accompagne fort bien un fromage bien goûteux ou gras comme un bleu ou un brie bien coulant. Mais là où, à mon avis, elle révèle véritablement sa polyvalence, c’est en pesto et cuite. Elle prend alors plus des airs d’herbe aromatique. La cuisson change légèrement son goût et l’adoucit tout en lui donnant une plaisante amertume. Elle devient alors un ami de l’omelette, des sautés de légumes, des soupes, des sandwiches, de la pizza et des pâtes.

La beauté de la chose c’est qu’un peu comme l’épinard, elle ne prend que quelques secondes à cuire et ajoute une tonne de saveur et de nutriments à vos plats. C’est d'ailleurs pourquoi j’appelle mes pâtes à la roquette mes Rocket Pasta, elles sont rapides à faire et ont du punch!

Rocket Pasta (pour 2 personnes)
  • 1 gros bouquet de roquette nettoyée
  • 2 échalotes grises (françaises) hachées finement
  • 3 gousses d’ail hachées finement
  • 3 c. à soupe d’huile d’olive ou de beurre
  • ¼ t. de parmesan râpé finement
  • ¼ t. de noix de Grenoble hachées (facultatif, peut aussi être remplacé par des amandes ou des pistaches ou même de poulet ou de crevettes)
  • Sel et poivre
  • 250 g de pâtes de votre choix


Faites cuire les pâtes. Dans un autre chaudron, chauffez l’huile ou le beurre à feu moyen et faites cuire les échalotes et l’ail jusqu’à ce que les échalotes soient translucides. Ajoutez les noix et la roquette et cuire 2 à 3 minutes. Si vous utilisez de petites feuilles de roquette, vous pouvez les laisser entière par contre si vous utiliser les grosses feuilles, mieux vaut les couper. Ajoutez les pâtes et un peu de leur eau de cuisson et mélangez bien. Ajoutez le parmesan, salez, poivrez et dégustez!

On trouve la roquette assez facilement dans les supermarchés et si vous habitez la région de Vaudreuil-Soulanges, vous pouvez aussi vous en procurer via un des marchés champêtres ou à travers le Marché gourmet qui est un marché virtuel d’où vous pouvez commandez une foule de produits de la région, viandes, vins, légumes, herbes, pâtisseries…  que vous ramasserez au point de cueillette de Vaudreuil une fois par semaine, à découvrir absolument! http://www.marchegourmet.ca

Sur ce, bonne semaine gourmande!

vendredi 22 avril 2011

Ouvrir les yeux et fermer la bouche : le cadeau à faire à la Terre pour sa fête!



En ce jour de la terre, je m’impose une réflexion sur notre alimentation en lien avec la planète bleue. Nous courons, nous travaillons, nous consommons et puis nous mangeons. Le lien de notre vie avec la nature n’est souvent présent qu’en vacances ou, pour une minorité, dans le jardinage ou des balades au parc. Le seul véritable lien que nous avons tous encore avec dame nature demeure notre assiette. Malgré tous les progrès de la chimie et de la technologie, nous mangeons encore les produits de la terre et c’est bien ainsi. Le seul hic c’est qu’on n’en prend pas assez conscience et on achète des paquets à l’épicerie parce qu’ils sont beaux, bien verts, tous bien formés ou les moins chers… Pourtant dans mon jardin l’été il n’y a jamais deux tomates ou deux concombres de pareils?

La mode est au local avec les grands chefs qui mettent en vedette les produits du terroir et c’est très bien, ça permet de faire connaître nos produits fins et nos artisans. Mais au-delà des petits pots de confits, des écrins d’épices, des appellations contrôlées et des fromages de crus, il y a la vraie bouffe, celle qu’on mange tous les jours et qui ne doit pas trop amincir notre portefeuille, c’est cette bouffe-là qui, à mon avis, devrait plus que tout être locale ou responsable.

Si sur la salade il y avait une étiquette avec le jour de sa cueillette et le nombre de km qu’elle a parcouru est-ce que sa couleur verte, son prix alléchant et son bel emballage nous feraient autant envie? Pour une laitue romaine de la Californie, on verrait une date de cueillette qui remonte à plus de 12 jours, parfois jusqu’à 20, et plus de 5 000 km de route. Oui, les produits d’ici sont plus chers, mais pourquoi? Parce qu’on n’en produit pas assez, faute de demande et de main d’œuvre. Si tout le monde achetait un peu plus de produits d’ici, nous pourrions changer la situation, surtout pour les produits pour lesquels notre climat est adapté et pour lesquels nous avons un savoir-faire par exemple les carottes. Nous n’avons aucune raison d’acheter des carottes d’ailleurs quand nous en avons d’ici de très bonnes, et ce toute l’année.

Si demain matin les États-Unis, le Mexique ou le Pérou arrêtaient de nous fournir en fruits et légumes nous n’aurions plus beaucoup de produits frais à l’épicerie et pas assez de fermiers pour prendre la relève. Est-ce un choix judicieux? C’est ça la souveraineté alimentaire, c’est préserver les savoirs faire, les espaces de culture et encourager les petites productions régionales. Cela permet d’être plus proche de l’autosuffisance alimentaire, de maintenir des fermes et de réduire les traces de carbones sans compter que plus les aliments sont frais, plus ils contiennent des nutriments. Les produits d’ailleurs c’est bien et c’est une chance que nous avons d’y avoir accès, mais ça ne devrait peut-être pas être la plus grande part dans notre panier.

La saison végétative débute, mes semis verdissent, se gorgent de vie et m’inspirent une action à la fois symbole d’éco responsabilité, de soucis de ma santé et de souveraineté alimentaire. J’ai donc décidé de me relancer un défi important pour 2011. Ayant travaillé plusieurs années dans le monde la publicité et du marketing, je me suis laissé inspirer par la distribution statistique, plus particulièrement la loi de Pareto qui détermine pour plusieurs situations et distributions une proportion de 20 % versus 80 %. Je me donne donc comme mission de me nourrir de produits du Québec et de l’Ontario (j’habite près de la frontière entre les deux) à 80 %, et ce toute l’année. Je vais aussi utiliser la même proportion pour les produits préparés ou transformés, je n’en consommerai pas plus de 20 % versus 80 % de produits frais non transformés. J’inclus dans les produits transformés les aliments comme les jus, la sauce soya, plats préparés, ketchup, les sauces du commerce, crèmes glacées, pain…

Quand viendra l’été, comme j’ai la chance d’avoir un très grand potager, je vais même tenter de me nourrir de légumes et de fruits que je cultive moi-même à 80 %. Bon, j’y vais fort un peu j’avoue, mais c’est pour une bonne cause ;-)

Pour la journée de la Terre, faites-lui donc le cadeau de croquer quelque chose d’ici!

Bonne fête ma belle planète bleue… et verte!

vendredi 15 avril 2011

Navet et rutabaga, pourquoi pas!


Deux grosses boules qu’on ne met pas souvent dans notre panier. On dirait que ça nous intimide, on ne sait pas trop quoi faire avec, à part le mettre dans le bouilli ou le mélanger aux purées de pommes de terre. Beaucoup n’apprécient pas tellement leur goût légèrement amer et les ont simplement abandonnés.

Premièrement, démêlons-nous, le navet et le rutabaga ne sont pas la même chose malgré qu’ils se ressemblent beaucoup et font tous les deux partie de la famille des crucifères (des choux). Ce que nous appelons le navet au Québec est souvent du rutabaga. Règle générale, le navet est plus petit et a une chair blanche alors que le rutabaga a une chair plus jaune. Le goût du rutabaga est un peu plus prononcé que celui du navet alors si vous n’êtes pas certain d’aimer, essayer d’abord le navet, surtout pour les recettes dans lesquelles on le cuit, son goût sera plus délicat.

On pense à tort que le rutabaga ne se mange que cuit et c’est bien dommage parce que c’est une addition fort intéressante à nos plats de crudités et de trempette. Cru, son goût est assez sucré et très croquant rappelant un peu la carotte.

Un grand avantage du navet et du rutabaga c’est qu’on en cultive chez nous depuis les années 1500 alors c’est une culture qu’on maitrise bien et qui s’adapte bien à notre climat. On en retrouve donc dans les marchés et les épiceries toute l’année et à modeste coût en plus, deux bonnes raisons de lui donner une chance.

Au niveau nutritionnel, ce sont des champions, ils contiennent entre autres des antioxydants bons pour votre santé cardiovasculaire et du phosphore et du magnésium bons pour vos os et vos dents. Les feuilles des navets et rutabagas sont aussi comestibles et très nutritives bien qu’elles soient plus difficiles à trouver.

Qu’est-ce qu’on en fait?
  • On le pèle, on le coupe en quartiers, on l’assaisonne d’huile, de sel, de poivre et de thym et on le cuit au four à 375F jusqu’à ce qu’il soit tendre et doré
  • On le cuit dans le beurre et le miel avec un peu d’eau pour en faire une version glacée au miel
  • On le râpe et on l’ajoute à nos salades
  • On le fait mariner comme les betteraves
  • On l’ajoute à nos potages et nos ragoûts
  • On le fait cuire avec des carottes dans un peu de bouillon de poulet avec du harissa pour accompagner nos couscous
  • On le met partout ou on mettrait des carottes

Pour vous inspirer, je vous ai sélectionné 2 recettes qui peuvent être servies en accompagnement ou comme lunch :

Poêlée crémeuse de rutabaga et de pommes de terre au bacon
  • 4 tranches de bacon coupées en petits morceaux
  • 1 petit oignon coupé en petits dés
  • 1 gros rutabaga pelé et coupé en cubes
  • 3 grosses pommes de terre pelées et coupées en cubes
  • 1 ½  t. de lait
  • sel et poivre
  • une pincée de muscade râpée
  • 1 c. à thé de thym séché
  • 4 c. à soupe de fromage râpé (parmesan, oka, emmental, cheddar…)
  • Un peu de persil frais
Préparation :
Faites revenir le bacon dans une poêle à feu moyen fort, quand il commence à caraméliser, ajoutez les oignons et laissez cuire 2 minutes. Déglacez avec le lait puis ajoutez les pommes de terre et rutabagas. Salez, poivrez, ajoutez le thym et la muscade et laissez mijoter à découvert en remuant régulièrement. Si le mélange semble trop sec,  ajoutez du lait. Quand les rutabagas et les pommes de terre sont tendres, ajoutez le fromage et c’est prêt! Onctueux, réconfortant et savoureux!


Salade de navets et carottes à l’érable
  • 1 navet pelé et râpé ou coupé en juliennes
  • 4 carottes brossées et râpées ou coupées en juliennes
  • 1 c. à soupe de vinaigre de cidre
  • 2c. à table de jus de citron ou de lime
  •  ¼ tasse d'huile
  • 2 c. à thé de sirop d'érable
  • 2 c. à thé de moutarde en grain à l'ancienne
  • Sel, poivre
  • Persil et ciboulette haché
Dans un bol, mélangez tous les ingrédients de la vinaigrette puis versez-la sur les carottes et le navet et mélangez bien. Ajoutez les herbes au moment de servir. C’est une salade toute fraîche, croquante et légère qui accompagnera très bien vos grillades de viande ou de poisson.

La prochaine fois que vous ferez vos courses, embarquez-le donc dans votre panier et essayez-le!

Bonne semaine gourmande!

vendredi 8 avril 2011

Ailleurs et ici, les deux à la fois!


Vous l’aurez deviné, je ne suis pas très attirée par la cuisine puriste qui suit une tradition presque sacrée impliquant telle marque de produit ou un ingrédient provenant d’un village particulier, une préparation brassée seulement d’un côté et avec la même cuillère depuis 5 générations… Je n’ai rien contre comme tel c’est seulement que pour moi quand vient le temps de cuisiner je pense que moins on se complique la vie, mieux c’est. C’est là qu’on prend plaisir à cuisiner et à découvrir des saveurs. Il ne faut pas avoir besoin de courir dans une épicerie fine pour trouver une épice exotique venue d’un autre continent, il faut pouvoir improviser avec ce qu’on a dans le garde-manger. Je suis donc plus du genre à m’inspirer de quelque chose sans vouloir le reproduire exactement.

Mon voyage en Afrique m’a rappelé une chose importante, ce ne sont pas les ingrédients eux-mêmes qui font une cuisine, c’est leur agencement.  Par exemple, une tomate ce n’est pas italien, mais avec du basilic, de l’ail et de l’origan ça le devient. La même tomate avec de la coriandre, du piment fort, de l’oignon, et de la lime devient plutôt mexicaine. Ainsi, je me suis dit que je pouvais recréer et adapter les saveurs d’ailleurs sans avoir à courir les épiceries spécialisées, simplement en utilisant des produits d’ici. Comment? En jouant avec les saveurs puis les textures et enfin l’équilibre subtil entre le salé, le sucré, l’acide et le piquant. C’est cet amalgame qui nous rappellera ou non un met d’ailleurs…

Les saveurs et sensations dont ma bouche se souvient le plus du Burkina ce sont celles des arachides grillées qui font saliver, du citron très parfumé à mi-chemin de la lime, de la chaire de poulet dense et savoureuse,  du piment piquant et légèrement acidulé et du croquant des légumes frais. J’ai donc décidé de mêler ces souvenirs et de faire un poulet aux arachides et sa salade d’inspiration ouest-africaine.

Poulet africo-québécois
  • 2 poitrines de poulet désossées
  • 2 limes
  • 1 citron
  • 1 gousse d’ail hachée finement
  • 6 c. à table d’arachides rôties et broyées (si vous êtes allergiques, remplacez-les par des amandes)
  • 1 pincée de piment de Cayenne (ou autre piment fort en poudre, sinon beaucoup de poivre)
  • Huile pour la cuisson
  • Sel et poivre
  • Salade et crudités de votre choix (j’ai opté pour laitue, tomate, concombre, oignon doux)
Pour la vinaigrette :
  • 2 parts d’huile d’olive
  • 1 part de jus de citron
  • Sel et poivre
  • Une grosse pincée de sumac (Psssst… C’est une épice qu’on pense exotique parce qu’elle est souvent associée à la cuisine libanaise, mais ce n’est pas vraiment le cas, vous en avez peut-être même une version dans votre cour. Le sumac est en réalité une poudre faite du fruit du sumac vinaigrier, un arbre qu’on voit beaucoup le long de nos routes et qui a un peu une allure exotique. Les Amérindiens l’utilisaient dans leur cuisine et dans la préparation de remèdes. Le vinaigrier donne des grappes en cône velues d’un beau rouge à la fin de l’été. On récolte les grappes en août. Fraîchement cueillies, on les trempe dans l’eau et on obtient une limonade instantanément, il faudra ajouter un peu de miel pour l’adoucir, sinon, on sèche les grappes et on les broie pour en faire une poudre rougeâtre qui aura un goût très acidulé.)

Commencez par zester les limes et le citron et en extraire le jus. Mettez de côté 3 c. à soupe du mélange de zeste et de jus et versez le reste dans un sac refermable avec l’ail et les poitrines de poulet. Placez au frigo et laissez mariner au moins 30 minutes. Pendant ce temps, préparez votre salade et votre vinaigrette. J’aime y mettre du sumac, les citrons du Burkina étaient très parfumés et concentrés le sumac ajoute une note particulière d’ici qui donnera un caractère semblable. Cela étant dit, si vous n’avez pas de sumac, mettez un peu plus de citron et ça ira très bien.

Préchauffez le four à 350F. Mélangez ensemble les arachides et le piment et mettez de côté. Salez et poivrez les poitrines de poulet. À feu moyen fort, saisissez les poitrines de poulet dans une poêle avec un peu d’huile jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées des deux côtés. Versez le reste du mélange de jus et de zeste sur les poitrines puis déposez-y le mélange d’arachides et de piment en étalant et en tapant un peu. Arrosez d’un filet d’huile et enfournez pour 5 à 7 minutes selon la grosseur des poitrines.

Servez avec une bonne salade croquante et un verre de bissap pour créer un souvenir métissé quelque part entre ici et ailleurs…

Bonne semaine gourmande!