dimanche 27 juin 2010

Une assiette fleurie, une assiette jolie!

On oublie souvent que plusieurs variétés de fleurs sont comestibles. On les utilise couramment dans plusieurs parties du monde, par exemple dans le Maghreb, leur parfum aromatise les desserts et les pétales séchés sont souvent utilisés dans les mélanges d’épices qui composent les marinades.  Elles sont jolies festives et plusieurs sont particulièrement savoureuses. Cette semaine je vous en propose trois assez communes qui sont probablement dans votre jardin et que vous devez goûter : l’hémérocalle, la capucine et la pensée.

HemerocalleC’est la période des salades et des barbecues, des soupers sur la terrasse entre amis ou voisins alors pourquoi ne pas ajouter une touche de fantaisie à vos plats. L’hémérocalle est un ajout parfait à vos salades, défaites les pétales et ajoutez-les simplement à vos salades vertes. Leur goût n’est pas très prononcé, rappelle un peu la courge, c’est essentiellement leur couleur qui élèvera la présentation à un autre niveau. Toutes les variétés d’hémérocalles sont comestibles oranges, jaunes, roses, rouges, vertes alors jouez de fantaisie!
 Capucine
La capucine, moins discrète de par son goût poivré, se mariera bien avec vos grillades : brochettes, filet de porc, steak, viandes marinées, salade de légumes grillés… Il n’est pas nécessaire de la cuire ni de la défaire, on la mange entière, simplement ajoutée dans l’assiette. Son goût ne change pas tellement, peu importe sa couleur du rouge, jaune, orange…

ViolaFinalement pour dessert, la pensée ou la viola. Deux fleurs qu’on plante souvent dans nos plates-bandes ou boîtes à fleurs, toutes les variétés et couleurs sont aussi comestibles. Leur saveur délicate rappelle le bleuet c’est donc un match parfait pour vos desserts à la crème ou aux fruits. Pourquoi par une coupe de petits fruits et de fleurs nappées d’une touche de crème fouettée pour terminer le repas?

Pour vous initier, je vous recommande une visite chez un producteur de fleurs comestibles comme Fleurs et délices à Terrebonne.

Une autre petite découverte d’été à ne pas manquer : le cidre du Québec. Avec des bulles ou non, il est servi bien froid est est très rafraichissant. Essayez de remplacer la bière par celui-ci et vous serez certainement charmé. Une marque facilement accessible dans les épiceries et disponible en petites bouteilles comme la bière est la Mystique. Goût léger, fruité, mais pas trop sucré parfait pour l’apéro! Pourquoi ne pas le savourer avec un bon fromage doux comme le Fin Renard ou un bon chèvre frais et une compote d’oignon rouge :
·         2 oignons rouges coupés en fines lamelles
·         2 c. à soupe d’huiles d’olive
·         1 c. à soupe de cassonade
·         Quelques feuilles de thym ou de romarin finement hachées
·         1 c. à soupe de jus de citron
·         8 c. à soupe de vin blanc sec
·         Sel et poivre
Faire cuire les oignons dans l’huile d’olive avec le sel, le poivre, le sucre à feu moyen jusqu’à ce que ceux-ci ramollissent et caramélisent. Ajouter les herbes et le vin et le jus de citron et laisser réduire jusqu’à ce que la préparation n’est plus de liquide. Servir à température ambiante avec du fromage, simplement sur un crouton grillé, dans vos sandwiches ou comme condiment avec vos viandes grillées.  Si vous avez de la camomille dans le jardin, ajoutez-y quelques fleurs!

Bonne semaine gourmande!


dimanche 20 juin 2010

Marchons au marché!

Avec la température clémente et l’été qui se pointe demain, les produits commencent à arriver dans nos étales et c’est un grand bonheur! Pour ceux qui habitent en campagne ou en banlieue, prenez le temps de découvrir les producteurs et agriculteurs autour de vous, ils ont souvent un petit kiosque sur le bord de la route ou ils sont au marché maraicher local. Si vous êtes en Montérégie Ouest comme moi, vous avez la chance d’avoir des Marchés champêtres (au village de Rigaud les vendredis soirs et au lieu historique national de Coteau-du-Lac les samedis matins). Visiter ces petits marchés vous permettra d’en apprendre beaucoup sur ce qui se fait dans votre région. Consultez le site internet de votre municipalité ou des villes avoisinantes pour connaître ce que se fait près de chez vous. Si vous êtes en ville, à Montréal et Québec presque tous les quartiers ont leur marché où les producteurs des balieues viennent présenter leurs produits.

Mes arrivages préférés de la semaine : les fraises et les épinards! Quoi de plus représentatif de l’été qu’une belle fraise rouge bien juteuse et savoureuse! C’est un dessert en soit, ça goûte le soleil! Pour maximiser la saveur, mangez-les à la température de la pièce. Faites des provisions pour l’année et congelez-en quelques sacs, les fraises congelées en magasin n’ont pas la saveur de celles qu’on ramasse ici en saison.

Il existe plus de 35 espèces de fraises. Celles que nous retrouvons sur les marchés du Québec et de l’Ontario sont le résultat de croisement en trois variétés. Au Canada, on utilise peu de pesticides pour la culture fraisière, il est tout de même recommandé de rincer les fruits avant de les manger ou de les cuisiner. Par contre, il faut se méfier des fraises américaines, particulièrement celles de la Floride et de la Californie qui sont douzièmes au palmarès des fruits étant les plus contaminés par des résidus de produits chimiques. Une autre bonne raison de manger Québec.

Certains disent préférer les fruits plus gros, plus rouges, réguliers et uniformes provenant des États-Unis ou des pays du Sud. C’est d’ailleurs aussi vrai pour  beaucoup d’autres légumes et fruits. Les gros producteurs industriels raffinent les caractéristiques visuelles des produits pour les rendre plus attrayants pour les consommateurs, mais, jusqu’à quel point cela est-il justifié? Dans un monde où l’apparence et la consommation sont rois, le « look » des fruits et légumes est leur principal atout pour se vendre, mais entre vous et moi, quand on achète de la nourriture est-ce qu’on ne devrait la pas choisir principalement pour sa saveur et ses nutriments, après tout on l’achète pour la manger! Les belles grosses fraises de la Californie paraissent bien dans l’assiette, mais leur saveur est plus fade. Elles sont sucrées même si elles sont cueillies avant maturité, transport oblige sinon elles nous arriverait meurtries,  parce qu’elles sont souvent arrosées avec de l’eau sucrée ce qui ne leur confère pas les mêmes vertus nutritionnelles. Elles ne contienent pas autant d’antioxydant et de vitamine C et sont définitivement plus caloriques à cause de leur taux de sucre. Pensez au nombre de fruits et légumes que vous choisissez par leur apparence? Les tomates, les fraises, les pommes, les poivrons… comparer l’étalage de l’épicerie et celui du marché vous constaterez à quel point ce qu’on y retrouve peu être différent et rappelez-vous que la saveur ne se voit pas et quand vous choisirez vos fruits et légumes sentez-les, touchez- les et si c’est possible goûtez-les au lieu de juste les regarder. C’est pour ça que dans les marchés on met des bouchées en dégustation.

Je partage avec vous une petite découverte de la semaine, un « Cupcake » aux fraises et crème sure, dense et savoureux :
  • 1 ½ t. de farine tout usage
  • ¼ cuil. à thé de soda
  • ¼ cuil. à thé de poudre à pâte
  • ½ cuil. à thé de sel
  • ½ t. de beurre non salé à la température de la pièce
  • 1 ½ t. de sucre
  • 2 œufs
  • 1 cuil. à thé de vanille
  • ½ t. de crème sure
  • ½ t. de babeurre
  • ¼ t. d’eau
  • 1 ½ t. de fraises coupées en gros morceaux

  1. Mélangez les fraises avec ½ t. de sucre et laisser macérer pendant la nuit. Portez à ébullition pour former un sirop (environ 10 minutes). Laissez refroidir. 
  2. Crémez le beurre et le sucre ensemble, ajouter les œufs, la vanille et la crème sure jusqu’à une texture homogène. Combinez tous les ingrédients secs dans un bol. Ajouter le mélange sec en alternant avec le babeurre et l’eau.
  3. Incorporez doucement les fraises et versez dans des moules à muffin et cuisez au four à 350F pendant 20 à 25 minutes. Laissez refroidir et servez avec de la crème fouettée!

Régalez-vous la fraise! ;-)
Bonne semaine gourmande!

mardi 1 juin 2010

Radis-moi ci, radis-moi ça!

Au menu de la semaine, une belle petite boule rouge qui a du croquant et du piquant, le radis rouge! Saviez-vous que son origine remonte très loin dans l’histoire? On en cultivait déjà en Égypte il y a plus de 5 000 ans! Radis rouge en botte
  
Si jamais vous les oubliez ils feront de petites fleurs blanches qui se mange aussi!Pour les jardiniers du dimanche c’est LA plante idéale, elle est peu exigeante, pousse très rapidement et se contente de la terre qu’on lui donne, dans le jardin, la plate-bande ou même en pot. Semez et arrosez et, selon la variété, dans 3 à 4 semaines vous pourrez récolter. Prenez l’habitude de resemer toutes les deux semaines et vous aurez des radis de mai à octobre! Si jamais vous les oubliez ils feront de petites fleurs blanches qui se mange aussi!

Il existe plusieurs variétés de radis rouges et blancs ronds ou oblongs, des radis noirs et des radis japonais aussi appelés daikons et des radis serpent (aussi appelés queue de rat, verts). Tous sont croquants et piquants à des degrés qui varient.

On les mange plus souvent crus, mais ils sont aussi très bons cuits. Sautés à la poêle ou encore cuits dans du bouillon de poulet avec un soupçon de miel et de beurre. Et contrairement à ce que plusieurs pensent, les feuilles (fanes) se mangent. Vous pouvez les utiliser crue comme une fine herbe qui rappelle un peu la ciboulette ou encore cuite comme un épinard. Si elles sont un peu défraichies, on s’en sert dans nos bouillons et nos potages.
On peut également manger les graines, qu’on utilise comme épice pour ajouter du piquant ou les germes qui sont très intéressants en salade ou dans les sandwiches.

Un petit truc : si vous préparer à l’avance des radis pour vos plateaux de trempette, donnez-leur un petit bain d’eau citronnée pour les éviter de noircir ou de perdre leur couleur.

Une recette fraîcheur qui accompagnera bien les grillades d’une chaude journée d’été:
·        8 à 10 radis rapés
·        1 grosse carotte rapée
·        Jus et zest d’un demi citron
·        1 c. à thé de gingembre frais rapé
·        1 c. à thé d’huile de sésame grillée
·        1 c. à thé de miel
·        2 c. à soupe de vinaigre de riz
·        2 c. à thé de graines de sésame blanches et noires
·        Quelques fanes de radis et quelques feuilles de persil et de menthe finement hachées
·        Sel et poivre

Mélanger tout, laisser les saveurs s'infuser pendant 10 minutes et savourer!

Bonne semaine gourmande!

mercredi 19 mai 2010

Hogus Pocus Asparagus!

Enfin, le printemps est bien installé et les étals de nos marchés vont bientôt refleurir. Le monde agricole est en pleine effervescence, on laboure, on sème, on repique, on sarcle… Ça pousse de partout et c’est dont beau! Faites l’expérience de semer quelques graines juste pour voir ce spectacle-là, ça vaut la peine.

J’adore le basilic alors j’en ai semé quelques minuscules petites graines noires dans un petit pot de terre devant la fenêtre, au début il n’y avait qu’une frêle petite tige blanchâtre avec deux minuscules petites feuilles vertes puis quelques compagnons sont apparût. En moins de deux semaines, j’avais huit tiges qui poussaient à vue d’œil tous les jours. Après trois semaines, les petites feuilles se sont mises à changer, à verdir et à grossir. Après un mois, c’était devenu une plante! Ok, il faut pas être pressé c’est sur, mais c’est super facile et c’est une belle petite magie que la nature nous fait en cachant une plante dans une si petite graine! Sans compter qu’un sachet de graines vous coûtera moins de 2$ et vous pourrez faire pousser des dizaines de plants année après année, il suffit de conserver les semences au sec et dans le noir. Tandis que le pot de basilic que vous achèterez à la pépinière vous coûtera le double et ne durera qu’une saison ou pire le petit bouquet en cello de l’épicerie au même prix, mais qui se conservera à peine trois jours avant de flétrir… Qui veut s’essayer, il me reste des graines?...


Mi-mai = asperges! Miam!!! Saviez-vous que ce n’est pas vraiment un légume? C’est la pousse d’une plante vivace l’Asparagus Officinalis, si on la laissait pousser, la partie qu’on mange donnerait des branches et de minuscules feuilles puis fleurirait et donnerait de petites baies rouges non comestibles. Les asperges vertes pousse en champs ou en culture protégée et les blanches sont cultivées sous terre ou dans des salles noires.

C’est un aliment santé rempli de vitamine A, B, C, E, K, de fer, d’antioxydants, de bêta-carotène et de fibres. Particulièrement pour les femmes enceintes ou allaitant, c’est presqu’une prescription! Pas besoin de les éplucher quand elles sont fines et fraiches, on casse simplement le bout. Il cassera naturellement où il devient tendre. On peut les cuire de plusieurs façons, mais c’est à la vapeur ou sur le grill qu’elles conserveront le plus de nutriments. J’aime les faire au BBQ, un peu d’huile d’olive de sel et de poivre, 4 à 5 minutes sur la grille et c’est prêt. Faites-en plus pour qu’il vous en reste, le lendemain ajoutez-les à votre salade, votre sandwich ou votre omelette!

Mes combinaisons gagnantes de la semaine : asperge et homard, tous deux de saison avec une petite sauce hollandaise ou encore le jaune d’un œuf mollet étalé sur les asperges avec quelques copeaux de parmesan et une toast de pain de ménage…. hummm je salive juste d’y penser!

Hâtez-vous, ces aliments vous sont offerts frais pour une durée limitée! On pourra cueillir des asperges au Québec jusqu’à la fin de juin seulement.

Bonne semaine gourmande!!!

jeudi 6 mai 2010

Lorsqu’on lui serre la pince, il en rougit de bonheur!

C’est enfin la saison du Homard!!! Quelle chance nous avons, les côtes de la Gaspésie, des Îles de la Madeleine et des Maritimes sont réputées à travers le monde pour donner le meilleur homard! Curieux crustacé à 10 pattes, il n’est pas en saison très longtemps, un peu plus de 2 mois, de début mai à début juillet, dépêchez-vous d’en profiter!

Le homard est souvent associé aux produits de luxe, s’il n’est pas en saison et si on habite en France, c’est certainement vrai. Mais si on vit au Québec ou dans les Maritimes, de mai à juillet votre homard vous coûtera moins cher que votre steak (parfois jusqu’à -50%) alors les fans du BBQ laissez vous aller, ça aussi ça se grille! Vous aurez tout le reste de l’été pour manger des gros t-bone.

Il vaut mieux l’acheter vivant, ça peut paraître cruel, mais croyez-moi, ça fait une différence. Pour les âmes sensibles, sachez que le homard n’a pas un système nerveux très développer et que peu importe si vous le griller ou le mettez à bouillir il ne sentira rien et il ne criera pas, c’est une légende urbaine.

Comment le manger? Comme vous voulez, mais svp ne le noyer pas de sauce ou de beurre à l’ail. Les restaurants ont commencé à servir les fruits de mer avec du beurre à l’ail dans les années 70 et 80 pour camoufler le manque de fraîcheur de leurs produits et malheureusement aujourd’hui les gens associent le beurre à l’ail aux fruits de mer… nous sommes des petites bêtes d’habitude et de tradition que voulez-vous. Ceci étant dit, c’est bien bon du beurre à l’ail, mais je vais le garder pour le reste de l’année quand j’aurai des produits congelés ou de moins bonne qualité. Pour le homard frais, pas question de masquer sa douce et subtile saveur avec une tonne d’ail.

Comment le cuire, rien de plus simple, faites bouillir de l’eau bien salée (pour qu’il se sente un peu chez lui, et plongez-le dedans pour 7 minutes (pour une bête de 1livre, on ajoute 1minute par ½ livre). Ou encore sur le grill : on le coupe en deux et on le badigeonne d’huile ou de beurre et hop sur le grill, la chair vers le bas en premier. Le summum c’est à la vapeur, il sera plus goûteux, car sa carapace servira de papillote, et il conservera tous ses nutriments. Un peu d’eau au fond, la marguerite sur le dessus et voilà on attend 13 minutes (+3 minutes par livre) et on déguste.

On le savoure en bonne compagnie, on assaisonne peu : jus de citron ou beurre fondu (sans l’ail). Ma découverte de cette année, un petit filet d’huile d’olive au citron, légèrement parfumée et ça complimente tellement bien la chair tendre et presque sucrée du homard. Offrez-vous une petite bouteille de sauvignon blanc, sec et frais comme le Pinot gris Inniskillin de la vallée du Niagara (14,30$) ou le Oyster Bay, Marlborough de la Nouvelle-Zélande (18,65$). Miam!

Bonne semaine les gourmands!

jeudi 29 avril 2010

Pousse, pousse mon p'tit printemps !

L'hiver dans mon coin de pays peut être long et froid… pas grand-chose à espérer de la terre pendant ces longs mois. Mais mère Nature y avait pensé puisqu’elle nous a donné plusieurs ingrédients qui se conservent sans être transformés plusieurs mois après avoir été récoltés : pomme de terre, carotte, chou, rutabaga, betterave, pomme, panais, oignon, ail, topinambour…
Aujourd'hui, on voit dans nos épiceries les mêmes produits à l’année, les fraises arrivent toutes les semaines en janvier comme en juillet, l’idée des saisons est un peu perdue dans nos étalages de fruits et légumes.  Les fraises de la Californie, les asperges du Chili, les clémentines du Maroc, les dattes d’Algérie… tout ça c’est bien beau et on est bien chanceux, mais serions-nous en train d’oublier que tout ça vient de loin et que le transport coûte cher et pollue?  Je me donne un défi : au moins la moitié des fruits et légumes que je vais mettre dans mon panier à partir de maintenant devront provenir d’ici. Quand la belle saison reviendra, j’augmenterai ça à 80 ou même 100%!
Je pourrais vous parler des légumes cueillis à l’automne, mais franchement à ce temps-ci de l’année je les ai assez vus et je veux du vert neuf et tendre! Donc, en attendant les récoltes de mon jardin je vais me régaler de deux joyaux de nos sous-bois : la tête de violon (qui est une pousse de fougère) et l’érythrone.  Les deux ont une saison de cueillette assez courte (2 à 3 semaines) alors garrocher vous tout de suite!!!
La tête de violon est plus commune et est disponible dans plusieurs épiceries pour un prix fort raisonnable.  Un peu intimidante aux premiers abords, sa forme de spirale inusitée renferme des nutriments exceptionnels, c’est un légume très riche, entre autres, en vitamine C, en antioxydants et en protéines. Les Amérindiens en consommaient bien avant l’arrivée des blancs. Ils avaient compris qu’après un hiver sans verdure cette pousse leur donnait des vitamines et éléments essentiels nécessaires pour se remettre sur le piton!  La tête de violon se mange cuite et a un goût et une texture qui ressemble à l’asperge, on peut d’ailleurs la cuisiner de la même façon, mais on la fait cuire un peu moins longtemps. Sautée au beurre salé, blanchies et incorporée à une salade, en potage, dans une quiche ou dans une béchamel gratinée au four… c’est bon pour nous et c’est bon au goût! Voici ma recette chouchou :
Omelette aux têtes de violon
Une poignée de têtes de violon nettoyées et blanchies
2 œufsTete de violon
1 gousse d’ail émincée
4 c. à soupe de lait
I pincé de muscade
Sel et poivre au goût
beurre
Copeaux de fromage

 
Pour préparer les têtes de violon, mettez-les dans un sac et secouez-le, ça enlèvera les petites écailles brunes qui sont parfois sur le légume. Si le bout des tiges est bruni, coupez-en petit bout et mettez dans de l’eau salée bouillante pour 3 à 4 minutes. Égouttez et mettez de côté.
  • Fouetter les œufs avec le lait, la muscade, le sel et le poivre jusqu’à ce que la préparation mousse un peu.
  • Faire fondre un peu de beurre dans une poêle à feu moyen et y ajouter l’ail, cuire 1 minute et ajouter la préparation d’œuf.
  • Quand l’omelette commence à figer en dessous ajouter les têtes de violon et le fromage et passer au four à « broil » pour quelques minutes jusqu’à ce que l’omelette soit figée et le fromage bien bronzé. Miam!
 
Erythrone en fleurPour ce qui est de l’érythrone, le nom est plutôt repoussant, j’avoue, mais c’est une petite feuille délicieuse et joyeuse. Vous la trouverez dans votre sous-bois, dès que la neige aura disparu. Une petite feuille lisse, verte tachetée du vert pâle au mauve (on la consomme quand elle est petite soit moins de 2 po ½)  et souvent accompagnée d’une fleur jaune en étoile. Elle aussi est comestible, les deux sont une excellente addition à vos salades. Vous pouvez également vous en servir comme garniture, cela surprendra vos invités à coup sur!

 
En terminant, si vous n’avez pas encore semé vos fines herbes pour l’été c’est le temps!

 
Bonne semaine gourmande! :)

jeudi 22 avril 2010

La découverte au goût du jour - Première miette

En ce jour de la terre, je lance mon message : redécouvrons ce que nous avons chez nous et apprécions-le. Retrouvons les recettes de nos grands-mères et mettons-les au goût du jour. Faisons un potager, même si ce n’est qu’un pot sur le balcon. Inspirons-nous du monde et de toutes les cultures pour améliorer le contenu de notre assiette. Apprenons à cuisiner et surtout à bien manger. Je ne parle pas de cuisine gourmet, mais de repas de tous les jours. Nous devons nous nourrir autant en faire une aventure intéressante!

Plusieurs personnes, certaines bien connues, militent pour les mêmes causes. Dr Richard Béliveau, Jamie Oliver, Alisa Smith et J.B. MacKinnon, Daniel Pinard… ils ont tous à cœur notre héritage agricole et culinaire. Que ce soit pour protéger nos territoires de culture et nos agriculteurs, apprendre à nos enfants d’où vient la nourriture, faire rouler l’économie locale, minimiser les traces de carbone de nos aliments, réduire l’obésité et les maladies liées à la malnutrition ou simplement pour le plaisir de découvrir des aliments et des saveurs, toutes ces causes méritent qu’on en parle plus.

La Terre nous offre ses fruits, re-apprenons à les cueillir, les déguster et les resemer.

Je vous propose donc l'aventure du chaudron, du potager et du marché. Une suite de petites découvertes au fil des semaines. Des bouchées de cuisine, de culture, d'histoire, de nutrition, d'agriculture, de société, d'écologie... chaque élément a sa saveur à inclure dans notre assiette et vous venez tout juste d'en goûter la première miette!